jeudi 28 août 2008

Reconnaissance




Parce que certaine fois
mieux vaut s'abstenir
A défaut d'être maladroit
J'essaye de me contenir

Parce que beaucoup de fois
J'aurai bien du m'abstenir
Mon défaut être maladroit
J'essaye donc de me tenir

Pour tout ces moments là
Et pour le reste et la tendresse
Ces doux gestes d'allégresse

Pour tout ces moments las
Et tout ce que j'oublie par ivresse
Un grand merci pour ta gentillesse

Tombe bat

Tige vertigineuse armée d'épines venimeuses
Manipulatrice charmante surnommée rose
Venin doux, poison lent font parfaite symbiose
Petite voleuse innocente à l'enveloppe creuse

Elle qui troque notre liberté contre ses chaînes
Nous manipule, pauvre de nous incrédule
Elle prolifère au fond de notre cœur qui brûle
Promettant le paradis ainsi nous emmène

Entrainés vers l'eldorado de ce vice bénéfique
Tout se voit être beau même l'aspect maléfique
Mais invulnérable, munis d'une ferveur de front

Perdu dans ces folles pensées féeriques
En abîme au fin fond du rêve magique
Dans le profond coma réusltat de cet affront

Crois moi simplement



Ne crois pas que je te laisse tomber et laisse tomber ce que tu crois.

La force de l'esprit



Quand rien ne va, dis toi que ce n'est rien et que ça va.


A première vue utopiste et naïve, cette phrase pensée et écrite pendant mon adolescence m'a fait écho et m'a parlée que très récemment. J'y vois un anti- existentialisme, et une valorisation de l'auto persuasion. Se persuader des chose dont on est sur même lorsque celles ci sont dures à accepter, donc ne pas oublier et sous estimer la "force de l'esprit" et éviter de tomber dans des questions sans réponses...

Si tu vois...


Si tu vois ton esprit assaillit de questions,
Auxquelles chacune d'entre elle fait appel
A des réponses dont tu ne connais pas la raison
Si tu ne vois qu'elles mais ne veux qu'elle
Tu te devras de prendre garde à son charme
Si tu ne veux point commettre les folies
Inexplicables qu'impose l'amour

Toi,

Toi qui est stricte mais si appréciable
Sans pitié mais si agréable
Qui es tu pour m'imposer un tel régime
Comment me venger face à ton immensité
pourquoi te permet tu ma mise abîme
Comment m'opposer à une telle intensité
Tu me prête tes yeux d'aveugles
Pour commettre les folies de toi seul
Tu frappes par derrière à tout moment
Tu dictes tes volontés auxquelles, je ne peux qu'abdiquer
Je dois tout refaire, tout redevient comme avant
Ton fléau est aussi lent et doux que le vent
Tu es la seule richesse que j'ai
Celle que pour toujours j'aurai
Mais tu es la cause de toutes mes dettes
Et avec toi, souvent je cours à ma perte
Tu vis à travers mes manies
Je te caractérise par mes manières
Souvent synonyme de grandes folies
Tu es si méprisable, mais te mépriser,
C'est refuser de se dire que tu es si aimable
On se voile la vérité que tu rends si haïssable
Tu es un vis héréditaire
Qui touche tout les hommes sur la terre
De Rome a Bouenos Aires,
Tu te propages à la vitesse de la lumière
Mais heureusement tu es, ne me quitte pas
Guide moi, que serait ma triste vie
Sans ta triste joie, mes pas suivront ton tracé
Pour approcher la perfection que seul toi connaît.

Temps-pi si j'ai peur


Si rien ne peut effacer tout cela
Rancunes, culpabilité, tristesse
Joies, bonheur, gentillesse
Si rien ne peut envoler tout ces toits
Alors il faudra aller de l'avant
Alors il faudra accepter d'avoir peur du temps
Le fuir en marchant avec son ombre
Et pire accepter bientôt sa lumière
Si personne ne pourra me voler tout ces toi
Pas même le temps et ses bourrasques
Mes actes eux, pour temps m'éloignent, me séparent de toi
Mais rien ne peut effacer tout cela
Rancune, bonheur, tristesse
Joie, culpabilité, gentillesse
Et si personne ne pourrait m'envoler comme toi
Aurais-je droit d'avoir peur sans toit
Sans abris, vulnérable
Seul, affaiblit les jambes bancales
Le temps sera-t-il clément ?
En tout cas le temps sera sans ma clémence
Alors il faudra aller de l'avant
Les souvenirs dans la main droite
L'avenir dans la main gauche
Et ainsi les deux mains serrées
Je te le promet j'avancerai vers demain
Le cœur noué...


mars 2008

Simple échange

La chaleur et la joie d'une rencontre
Au coin d'une rue, d'une cabane
Dont l'ardeur sous un petit toit émane
Sont bonheur pour les artistes qui se montrent

Sans peurs ni lois, cette histoire se raconte
Au fil spontané, léger et profane
Ainsi ce moment s'ouvre et découle comme une vanne
Avec cœur et foi, ce hasard nous confronte

A la vie, ses rythmes, ses envols
Et aux vrilles éphémères des plaisirs
Qui brillent à travers nos sphères de désirs

Force vive, sont ces hymnes qui batifolent
Nous transportent vers la création et ses dires
Et emportent notre imagination vers un à venir...

écrit pour l'atmosphère et la rencontre dans la cabane de mattens

Scorpionnement votre










Si j'aime tellement te haïr
Et déteste vraiment l'idée de t'aimer
Te laisser m'indiffère et me fais fuir
Et t'enlacer m'enivre sous tes baisers

Si ma haine lentement vient jaillir
Ma tendresse t'est surement destinée
Si ma peine naïvement vient rougir
Mes caresses consciemment vont s'arrêter

Animé par l'envie de te tuer
Et l'horreur de devoir t'abandonner
J'apprécie un avenir sans ta présence

Horrifié par une vie à tes côtés
Aspirant à ta compagnie à jamais
Je subis ces questions sur notre existence

sainte thèse

L'éphémère rendit le moment idyllique
Je fus trop heureux sous ses ailles
Quand il eût passé, tout devenu tragique
Je fus trop peureux sans ailles

Soudain elle cru que je l'abandonnais
Or j'étais juste las d'être là dans ce coin
Alors je lui dit d'abandonner ce qu'elle crue, mais
Ces pensées n'y pouvaient rien, elle pensait ne pouvoir point

Et même si notre devenir n'était pas si flou là bas,
Elle ne pouvait laisser à son passé l'acquisition de ce type noir
Elle ne pouvait tresser l'obsession d'une possibilité pour y croire

Alors tout se vu devenir flou ici bas
Il fallait se contenter d'offrir tout ça à notre mémoire
Tandis qu'il fallait s'interdire d'espérer revivre ce soir

Quand j'y pense

La vie triste existence
Ou triste vie que d'exister
Pour vivre une triste existence
Comment vouloir continuer
Dans cette décadence
Qu'est cette triste réalité
Cette dépendance cette cruauté
Pourquoi vouloir continuer
Quand je vois et pense, à cette humanité
Quand je te vois toute rance
Prise d'une peine immense
Rongée par ces pertes prématurées
Il est dur dans cette vie de garder confiance
Ou dur de garder confiance en la vie
Mais hélas c'est fait, ces faits sont bien vrai
C'est la réalité, de toute évidence
Tu n'est pas épargné, juste privé de chance
Tu as une triste destinée, doté d'une malchance
Victime d'une intense cruauté
Muni de cet esprit de vengeance
Le mal le bien, lequel va t'entrainer
Ton chagrin te dit de te laisser aller
Tandis que ressurgit ta conscience
Que décider pour ne pas sombrer
Ton cœur reste ta seule fiabilité
Il ne te reste plus qu'à l'écouter
Alors continue d'aimer
Et aime continuer

Prince est-ce que



Dans les méandres tamisés de la nuit,
Scintillent et vacillent des éclats
Qu'il faut saisir pour approcher la vie
Et tomber ainsi dans une vrille de joie

Dans la tendre obscurité de la vie
Se trouve une triste lumière parfois
Qui nous fait périr dans l'ennui infini
Là où le bonheur n'existe pas

Au delà de cette ambivalence existentielle
Une autre vérité, un autre monde existent
Détachés de ces constats fatalistes

Il suffit juste de lever les yeux au ciel
D'être naïf, imaginatif et utopiste
En attendant qu'une princesse rentre en piste

Mont ciel

Étoiles aux mille voiles lactés de bleu foncé
Ciel couverture universelle muni d'étincelles
Toile unie de bleu pointillé, de jaune parsemé
Paysage inaccessible mirage brille éteint. Celle

Et ceux qui contemplent les cieux scrutant leur dieu
S'adonnant volontiers à un moment d'exil
Ferment ainsi leurs yeux, ouvrent leurs esprits un peu mieux
S'évadant de cette réalité vers ce vague qui brille

Apaisent leurs souffrances, pèsent leur légerté
Touchent presque la grande fresque de l'humanité
Féerie incontrôlée insomnie égarée, complaisance

Euphorie grandissante auprès de l'immensité
Ainsi s'éteignent ils pour briller avec plus d'intensité
Désormais invulnérables, ils connaissent la délivrance

Mat rit

Il existe en mon cœur une semblable
Toi, pourquoi donc cette présence
Elle persiste ainsi en silence
Tandis que je l'aurai parié improbable.

Elle subsiste comme un grain de sable
Poussière d'espoir dans une plage immense
Lumière noire aveuglement intense
Mon cœur bat eau pour ses voiles instables

Ainsi je divague emporté par ce torrent
Noyé par ses vagues de tourments
Égaré par ces flots qui éraflent ma coque.

Prisonnier de cette mer, cette terre promise si souvent
Malheureusement impossible par ces temps
Qui inconsciemment de moi se moquent.

Lui contre lui


Aspiré par un élan de détresse,
Il saute et se rattrape à son désespoir
Emporté par sa mélancolie,
Il est entravé du fait de la voir,
Il sombre dans l'oubli
Il se noie dans son regard,
Aveuglé par sa beauté
Ses visions deviennent noires
Peut-il songer à l'oublier ? trop tard, il l'aime
Par hasard ? non par amour
Mais tout de même
Est-ce la peine de se renfermer
Oui si c'est pour éclore un prochain jour
Non si son but et de faner à son tour
Gardant dans sa terre l'espoir qu'elle fut désolée
Éprouvant un goût amer, il se jette dans son passé
Et se noie dans des chimères
Il refuse son présent, court vers l'arrière
Saute dans le néant, tombe par terre
Obstiné il est confronté à lui même, il se déteste
Mais il l'aime, ce n'est pas la peste
Et quand bien même, il décide de se calmer
Il reste là, allongé au milieu de nulle part
La détresse l'emporte sur la raison
Mais il est trop tard il s'est dit à quoi bon
Il n'a pas voulu se réveiller. Et ainsi il part.


Un des premiers poèmes réalisé, si ce n'est le premier 2003

Le cas deux mi stère

Le visage pâle il se tient debout
Avide d'expression il parait insensible
Animé par les gestes primaires du loup
Il s'exécute sans rien dire imperceptible

Personne ne remarque ce vide qui l'anime
Il semble juste monotone comme les feuilles
Qui tombent en automne simple routine
Or sa personne porte lourdement un deuil

Personne ne sait la nature de cette provenance
Il ne veut vider son sac, il le remplit avec hâte
Discrètement il s'efface muet comme un automate

Inquiétude envahissante alarmante présence
J'ausculte cet état étrange qui le rend si mate
Curiosité déplacée ? J'agis mais me tâte.

Liberté empoisonnante

Emprisonné par cette terre de béton
Aveuglé par ces mille visages bleu,
Oppressé par cet air impur de pollution
Jusqu'au fin fond de l'immensité des cieux

Entre ciel et terre enfermé entre carré et rond
Intermédiaire linéaire qui se fait vieux
Inadéquation besoin d'évasion destin d'oppression
Il se meurt heureux d'être malheureux

Ainsi donc va la vie elle sourit lorsqu'il pleurs
La pluie infinie rafraichit ses douleurs
Alors que le soleil ardent brûle toutes guérisons.

Hélas c'est ainsi à l'insu du bonheur
Voici que se trace la place de l'issue du malheur
L'unique échappatoire existe en leur addition



L'espoir salutaire

Les yeux au ciel, les cieux pour toi
Toi l'étoile qui brille, scintille et batifole
Toi qui danse et nous illumine, petite luciole
Réunis ici bas, nous avons une pensée pour toi.

Dans la maison du seigneur, dans notre cœur,
Tu jaillis de mille feux, tu revis peu à peu,
Toi notre sœur près de nous en ces lieux,
Qui assure nos arrières et rassure nos peurs.

Nous pèlerins, en quête de la perfection,
Avançons sur notre chemin, attendant l'ascension,
Éloignés par cette barrière, séparés entre terre et ciel

Cependant notre amour nous lie à l'unisson,
Toi petit ange, ayant le paradis comme maison,
Sachant qu'un jour nous connaîtrons la délivrance éternelle.

Le fruit au mille senteurs

Noyau chaud givré par ce glacial arctique
Écorce fragile atteinte par ce rude climat
Pulpes innocentes couleur pacifique
Morse agile, plainte de ce fatal froid

Mars senteur pâle au goût dénaturé
Lasse et passe le voyage utopique
Trace l'épopée des semences de l'année
Ramasse et efface le millésime idyllique

Maturation du fruit planté avec amour
Récolte désinvolte qui nourrit chaque jours
La graine d'espoir du goût particulier

Le fruit nait, grandit pousse, mûrit à son tour
Et revient en terre tôt ou tard pour toujours
Tandis que la graine reste dans le noyau singulier

La paille consumée

Savourant l'insolite instant de nos fiançailles
Émanant de la symbiose de nos entrailles
L'implicite effervescence derrière nos batailles
L'explicite complaisance arrière de nos failles

Émanant de la symbiose de nos entrailles
Ressortant par la prose enfilée par nos mailles
Nous aimant comme ces choses de ferraille
Qui s'attirent se repoussent sans jamais avoir mal

Nous aimant comme ces choses de ferraille
Devenus insensibles accoutumés à ces chamailles
Oubliant l'importance, la raison de ces fiançailles
Nous aimant tel le béton et la tige en ferraille

Ancrés dans ce blocos d'amour de bataille
L'encre est jetée sur la terre de ferraille
Pour la trêve, la solution de ces fiançailles
Célébrant l'insolite instant de ces funérailles

Freedom, fruit d'homme




Freedom freedom, j'ai besoin de liberté
je veux vivre et virevolter comme le vent
insouciant spontané léger et entrainant

fruit d'homme, fruit d'homme
J'ai besoin de respirer
je ne peux te suivre et m'enfermer
comme ces gens cadenassés
amou reu se ment

Je pars dans mes pensées
une voltige en profondeur
Quelque part dans les abimes
de ce monde en chaleur

Trop tard je m'en vais
et néglige avec ardeur
ces doux mirages, ces cimes
de ton monde trompeur

Dans mon voyage
pas de place pour l'illusion
Je reste sage, libre
élancé avec mon bâton
J'apprécie ces petits rien
comme toi jolie papillon
Qui batifole avec légerté
je me sens bien
Comme toi, allez voyageons

tiens un jolie chemin
Pourquoi pas, il n'a pas l'air long

Freedom freedom, j'ai besoin de liberté
je veux vivre et virevolter comme le vent
insouciant spontané léger et entrainant

fruit d'homme, fruit d'homme
J'ai besoin de respirer
je ne peux te suivre et m'enfermer
comme ces gens cadenassés
amou reu se ment

Ma sensibilité est bien ailleurs
J'ai envie de musique de nature
De ressentir toutes ces odeurs
être remplis de sensations pures
Parcours infinis aux frontières de la terre
Toujours cette envie de partir pour un nouveau tour...

Fidèle castré



Fidèle depuis si loin
Sentimental sur cette île
Évasion, plaisir en coin
Pourtant fatale cette idylle

Mêle et démêle ce chemin
Bancal, part en vrilles
Réception frénétique en vain
Rafale du soir oscille

Perdu dans ces champs
Vainqueur de la lumière
Lueur émane de l'air

Entendu dans ces chants
Cœur en vingt mis à terre
L'heure profane brise ce mystère

Et glisse en haut



Clocher indolent fait battre le vent,
Battisse en pierre lisse cette misère
Sonnez pendant qu'il en est encore temps
Le coffre de bois appartient encore au père

La porte est ouverte de la sorte attendant
Le renouveau du commencement de la terre
De la sorte s'emportent tornades et vents
Plus qu'il n'en faut pour ces murs de pierre

Tant de souffrances le rende plus fort
Ses rideaux de cils noirs le prive de la blanche lumière
Son souffle épée transperce ce bouclier d'air

Alors le blanc drapeau s'étend sur le noir, dès lors
Gaïa la plaine de vie, laisse le plateau de guerre
L'emporter sur ce lit de folie dans l'haut delà des terres

elle et moi




Quand je passe à coté d'elle
Je sens son parfum charnel
Quand je rencontre ses yeux hasardeux,
Je voudrai que l'on ressortent tout les deux
Quand je perçois son doux sourire,
Je me laisse attendrir
Et quand je pense à elle
J'ai de la peine
Qui est elle me diriez vous
Alors je vous répondrai
Qu'elle est à mes yeux
Le plus beau des bijoux
Froide et merveilleuse
Un peu comme une pierre précieuse
C'est un tout un ensemble, un ensemble de tout
Pourtant elle est unique
En son genre, disons qu'elle est
Un peu d'un genre unique
Une espèce en voie de disparition
Dont je serai l'unique protecteur
Mais elle ne veux pas de garçons
Elle désire juste sa liberté,
Et une royale paix ! Hélas je ne peux
En colombe me transformer

ecrire


Écrire, écrire sans savoir pourquoi,
Écrire avant de mourir
Aimer, aimer sans savoir pourquoi,
Aimer à en mourir
Pour laisser une trace une chose de soi
Ce sont sans doutes mes raisons de vivre
Écrire devient une obsession
Pourrais je ma vie retranscrire,
Aimer me fait perdre la raison
La vie est trop diverse pour qu'elle puisse être décrite
C'est ce qui me frustre me déprime
Ne jamais pouvoir tout dire
Mais parler en rimes me redonne le sourire
Avoir besoin d'être mal pour écrire
Avoir besoin de se laisser mourir
Pour revivre et de la vie rejaillir
Aimer c'est donner une raison à ma vie
Et écrire c'est ma raison, ai-je raison ?
Écrire c'est se parler à soi même
Même si se parler ce n'est pas écrire
Écrire, aimer et mourir
Être réduit à l'état de cendres
Comme une feuille de papier
Faire de ses membres que les incinérer, écrire c'est la foi
Le cri intérieur que l'on garde au fond de soi
Qui jaillit d'un coup, un besoin de s'exiler
Écrire est un savoir venu de l'extérieur
Tandis qu'aimer se voit être une chose innée
Une force venue de l'intérieur
Alors écrire à quelqu'un qu'on aime
C'est utiliser un pouvoir extérieur
Pour transmettre une force intérieur
Mais est-ce si compliqué que ça qu'aimer ?
Dans ce cas il vaut mieux écrire
Et aimer écrire car aimer est plus simple.

"L'acte d'écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout." STEPHEN KING

De nous deux


Dans tes yeux
L'ignorance de tes actes
Dans ta tête
Le regret de tes actes
Et dans ton cœur ?

Dans ta bouche
Ces mots bleus
De ta bouche
Cette grimace langoureuse
Et dans ton cœur ?
Ces maux qui te meurent

Dans les cieux
Je vois nous deux
Enfin réunis privés de ces adieux
Juste munis de cet esprit amoureux

D'un grand feu se consument
Le passé langoureux de ce que nous fûmes
Et de ces braises se ravivent
La fournaise de nos deux rives

Nous ne sommes plus qu'un
Peu importe la somme de ce chemin
Nous y sommes, prend ma main
Je serai l'homme dévoué pour tes soins.