lundi 24 novembre 2008

enivré ou navré




"enivrez vous" conseillait le grand poète.

"de vin, de poésie ou de vertu à votre guise"


Tout va si vite, la débauche, les saisons, les idylles et les gens
qui passent et trépassent à travers les âges au travers de la vie et ses tourments.
Le poète est un élégant amateur qui lute contre ces cycles hypnotiques ; personnage atypique, le temps d'un moment, il rompt cette spirale armé de sa plume, sans pitié ni rancune.
Aussi, il trouve à s'exiler de temps à autre et évite furtivement d'être évincé par les mesures cadencées des journées symétriquement dupliqués.
Mais quand vient la disette, la carence, le manque de nourriture : lorsque l'inspiration fait défaut, alors la fragilité de cet être vulnérable est mise à nue.
L'angoisse du vide fondamental se concrétise à grand pas. C'est l'essence même de ces gens, leurs Âmes qui s'évaporent sans remords, violemment.
Certes l'élan et l'envie de s'adonner à quelques vers ne peuvent jamais s'exiler dans l'intemporel indéfiniment.
C'est le seul constat qu'il reste dans ces agonies aux poètes : l'espoir d'un retour de leur belle : l'Inspiration, synonyme d'un retour de leur respiration...




Aucun commentaire: