mardi 24 février 2009



L'arbre de ma vie,


Un arbre, grand s'élance
Filiforme, mais dévêtu.
Un arbre, si blanc, pense
Uniforme, et dépourvu

Cet arbre est chauve,

Hier, le soleil n'était qu'ombre
Sous ses feuilles.
Où, je m'accommodais de ce tronc,
Endormis dans ce fauteuil.

Cet arbre à le regard mauve,

Désormais s'envolent ses longs cheveux,
Et volent jusqu'à atteindre le sol.
La vie, l'automne, tout au mieux.
Les saisons passent, le temps s'affole

Je pleins mon arbre, le pauvre...

Sage et bientôt centenaire
l'Hêtre clairvoyant et majestueux
solidement enraciné... hier,
Tristement calciné, adieu !

Je pleurs mon arbre, qu'on le sauve !

J'ai planté en lui mes racines
Parcourant les longs sillons
M'accrochant comme la vigne
Qui s'enracine tout du long

J'ai peur, mon arbre !
Il a l'air chauve,
Le regard si mauve.
Je le pleins, le pauvre.
Je pleurs mon père,
Qu'on le sauve de ce cancer...




1 commentaire:

mokett a dit…

bouche bée...

celui la me touche énormement, je pense que ce sont les derniers vers qui me refont penser a beaucoup de chose...